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Megaloboyle

Le livre, célébré par la critique lors de sa parution en 2004 suit l’auteur dans son retour, après 20 ans d’absence, dans la ville qui l’a vue naître. Abasourdi par la métamorphose que Bombay a subi, il décide d’en infiltrer les milieux sensibles afin d’en faire émerger des réponses ; Sympathisant tour a tour avec des membres de gangs sanguinaires et des indicateurs de police, fréquentant aussi bien les bidonvilles crasseux que les scintillants coulisses de Bollywood, Suketu Mehta décrit avec une habilité et un réalisme saisissant les mécanismes d’une ville qui comme il le rappelle dès les premières lignes « sera bientôt plus peuplée que le continent Australien. »

 

On ne sait pas encore sous quel angle le réalisateur britannique compte aborder le livre mais les possibilités sont incalculables tellement l’œuvre regorge de facettes. Ce dernier avait confié que « Bombay Maximum City » était devenu sa bible et qu’il l’emportait partout lors du tournage de « Slumdog Millionnaire » afin d’y trouver des indications précises sur le quotidien d’un bidonville et de s’enivrer de l’atmosphère unique de Bombay. « J’avais parfois le sentiment que c’était ça que nous étions en train d’adapter. » a-t-il déclaré.

 

Si « Slumdog Millionnaire » a été acclamé et récompensé par le public et la critique à travers le monde, l’opinion indienne était plus mitigée et beaucoup s’étaient offusqués de la vision caricaturale du pays que Danny Boyle n’avait que trop largement diffusé. En s’attaquant aujourd’hui à l’adaptation d’une œuvre complexe chère aux indiens, le réalisateur devra faire preuve de délicatesse et de diplomatie pour séduire son nouveau pays d’adoption sans décevoir ses admirateurs occidentaux.

 Paul Gevin

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